arabe le plus goûté, quoique les versificateurs, encore

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Last updated: May 14, 2019

arabe qui va serépandre.            Le plus remarquable des auteurs dramatiques arabes fut “Tawfiq al-Hakim”, avec lequel lapremière pièce posait en théâtre l’histoire coranique des sept « Dormantsd’Éphèse » et la deuxième ; un épilogue « des Milles et une nuit ».” Yusuf al’ Ani” d’Iraq et “Sa’dallah Wannus” de Syrie, furent  deux distincts dramaturges importants de cetteépoque.        Le réalismesocial de “Charqâwî” et de “Nu’ man ‘ Achûr”, dans l’enthousiasmerévolutionnaire d’après 1952, laisse place la décennie suivante à une remise encause aggravée par le traumatisme de la défaite de 1967.

       Théâtrepoétique et de l’absurde, nouvelles recherches narratives, écrituretransgénérique, exploration de l’imaginaire, du rêve, de l’inconscient et desmythes, hyperréalisme froid, de” YûsufIdrîs” à Kharrât, de Chîtânî à  Sun’ Allah Ibrahîm et aux autres, lalittérature en Égypte et dynamique et novatrice, revendicatrice de liberté.Quant à la poésie égyptienne, a toujours tenu dans la littérature, qu’on songeaux vers des mystiques soufis- un rôle prépondérant. L’arabe  avait une sensibilité particulière au rythmeet à la musique du vers. La signification, fait objet subsidiaire, n’étaitqu’un modèle, fréquemment identique, sur lequel le poète brodait ses trilles. Lestableaux  étaient estimées dans un inventairerituel et leur déploiement était exigé et mêlé intimement au rythme et à la musiquedu vers. Cependant, la poésie avait subi une éclipse longue de plusieurssiècles au point que les plus beaux poèmes classiques étaient eux-mêmes tombés dansl’oubli.                                                     C’est la redécouverte des chefs-d’œuvre de la poésie arabe vers lemilieu du XIXème siècle et leur parution par les orientalistes etles adeptes des théories  humanistesarabes, qui a conduit la renaissance de la poésie.

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C’est certainement que lapoésie qui est le lieu le plus fort entre le passé et le présent, elle demeurele mode d’expression le plus goûté, quoique les versificateurs, encore trèsnombreux, ne brillent pas également dans tous les pays arabes : alorsqu’en Tunisie seul un “Chabbî”(1910-1933) atteint une large notoriété, se sont principalement des égyptiens,puis des syriens, enfin des irakiens qui s’illustrent .                                 Étant  donné l’esthétique si particulière du versarabe, la poésie a été influencée par la connaissance de la littératurepoétique européenne, notamment française et anglaise et par le phénomènegénéral de la renaissance nationale et sociale.                                                                                                                                                           C’est aumilieu du XIXème siècle que se manifestent les premiers signes de larenaissance poétique ; auparavant on ne rencontre que des versificationset des rimeurs plus au mois habiles.        La plus remarquable est “Nacîf Yazidji” (1800-1871, un chrétienlibanais si attaché à la tradition que dans son enfance il apprend le « d’iwan » de “Motanabbî ” et le coran ; fermé aux influences étrangères, ils’applique à épurer la langue et illustrer sa théorie. La poésie  égyptienne a connu plusieurs générationsmajeures. Les néoclassiques « “al-Bârûdi” (1839-1904) considéré cependant comme rénovateur, et “Hafiz Ibrahîm” (1872-1932) qui développedes thèmes sociaux ».         Shawqi (1868-1932, chez lequel onrencontre un peu plus de vie dans une poésie toujours attachée aux cadresanciens. Il est surnommé, le chantre des Khédives, par son lyrisme puissant,son souffle vigoureux et sa langue très riche.

        Avec le libanais “Khalil Mutrân” (1871-1949), le renouveau romantique ; ilaccomplit la fusion entre l’Orient et l’Occident dans le domaine de lamétrique.         A la findu XIXème siècle, l’influence occidentale commence à se fairesentir ; les orientaux découvrent un lyrisme qui leur rappelle les grandspoètes abbasides ; cependant, s’ils empruntent « à l’Europe sesméthodes de distillation, dans leurs œuvres on respire toujours les parfumsd’Arabie ».         Lesprincipaux représentants de cette tendance se nomment “Ismâ’îl Gabi” (1885-1923), qui prend contact, en France, avecl’œuvre de Lamartine et s’en inspiredes poèmes où il analyse la misère humaine.« “Shawqi”,  “HafizIbrahîm”, et surtout “Khalil Mutrân”,puis “al- Akkad, Choukri al-Mazzini”,furent les deux premières écoles de cette renaissance et l’on peut dire queplusieurs parmi ces six sont des poètes qui méritent d’être rangés avec lesmeilleurs dans le monde, compte tenu  des différences d’esthétique. Sur ce pointd’ailleurs, Khalil Mutrân et laseconde école ont profondément innové en attribuant au sens une placeprimordiale et en abandonnant le répertoire classique d’images pour se choisirune expression personnelle.

…, c’estl’alliance du sens, avec ce jeu des flammes pures de la langue, qui constitueaujourd’hui l’idéal esthétique de la poésie arabe, et le reproche que font leslettrés arabes à beaucoup de jeunes, c’est qu’en cherchant à donner une placetoujours plus grande au sens, voire à des problèmes patriotiques ou sociaux, ouqu’en imitant des esthétiques occidentales, ils ont sacrifié ce legs précieuxqui représente l’essence même de la langue »28.

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