Moderato a un manque de passion dans sa

Topic: SocietyCrime
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Last updated: May 28, 2019

Moderato Cantabile, un roman par Marguerite Duras, est l’histoire d’Anne, lafemme d’un riche propriétaire d’usine, qui vit une vie monotone. Elle a un désir pour la passion tellementgrand qu’elle souhaite sa propre mort.  Anne a un manque de passion dans sa viequ’elle essaie de remplir à travers plusieurs intermédiaires mais finalementelle est incapable de remplir ce vide.            ModeratoCantabile raconte une semaine de la vie d’Anne et, pour la majorité duroman, montre la monotonie de sa vie. Chaque chapitre, sauf les chapitres cinqà sept qui sont un jour, représente un jour dans sa vie.

Ce mètre donne un sensde répétition, puisque chaque chapitre ouvre avec des leçons du piano ou despromenades avec son enfant. Tous les vendredis, elle va à des leçons du pianoavec son enfant et la même chose se produit. Son enfant oublie la définition demoderato cantabile, son instructrice se fâche contre lui, et Anne est d’accorddu comportement résistant de l’enfant. Anne encourage la conduite de sonenfant, « Terrible, affirma Anne Desbaresdes, en riant, tête comme unechèvre, terrible » (13). C’est possible qu’elle encourage son comportementcar elle ne veut pas pour qu’il soit comme elle, enfermée dans une vie d’ennui.Il y a beaucoup de répétition qui ajoute à la monotonie de la vie d’Anne.

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Unevedette va et vient devant la fenêtre de Mademoiselle Giraud, comme un signe dela liberté juste hors d’atteinte.  C’est un bateau rare, parce qu’ilest pour le plaisir, mais il passe souvent pour souligner l’évasion de laliberté. Chaque fois quand elle arrive au café, Anne commande un verre de vinet « Sa voix tremblait » (26). Le mot « trembler » estrépété plusieurs fois, car elle tremble toujours quand elle arrive au café,avant qu’elle boive du vin. Le tremblement représente sa crainte de faire deschoses en dehors de son emploi du temps organisé.

Le mot « machinal »est trouvé quelquefois dans le livre, « La main chercha le verre, machinalement »(31). Elle boit du vin sans penser, c’est quelque chose d’autre qu’elle faitsans passion. Un autre mot, « crépuscule »,  est récurrent pour distinguer la nuit quandtoutes les scènes se produisent. L’auteur a choisi les mêmes mots pour créer uneffet d’ennui.            Anne essaie de remplir ce vide depassion avec quelques intermédiaires. Une méthode pour tenter d’ajouter de lapassion à sa vie est ses conversations avec Chauvin. Pendant une leçon dupiano, une femme est tuée au café près de Mademoiselle Giraud, l’instructricede piano. Le lendemain Anne et son enfant flânent la ville, comme tous lesjours, mais cette fois ils vont au café où le meurtre est arrivé.

Ellerencontre un homme, Chauvin, qu’elle croit capable de remplacer son mariennuyeux. D’une certaine façon, même si son mari est à peine mentionné, il joueun rôle important dans le roman. On peut deviner qu’il est une grande raison deson insatisfaction, puisqu’il limite beaucoup de ses actions.

C’est un faux passocial qu’elle aille au café où les travailleurs de son mari vont boire, etelle part chaque fois quand elle écoute les sirènes qui signalent que letravail est terminé, probablement pour rentrer à la maison avant son mari. Ellese rebelle subtilement les constructions sociales. La seule fois qu’il y a uneinteraction entre Anne et son mari est au dîner, où il est appelé « unhomme » (106).

De plus, après le dîner, « Une ombre apparaîtradans l’encadrement de la porte restée ouverte sur le couloir, obscurcira plus avantla pénombre de la chambre » (114). L’ombre est le mari d’Anne, il est plutôtcomme une créature qui guette qu’un humain. Chauvin est une échappatoire à sonmari et sa vie monotone.

Chaque jour, Anne et son enfant se promènent au cafépour parler avec Chauvin. On apprend qu’il a travaillé pour le mari d’Anne caril sait beaucoup d’elle et aussi de sa maison dans la partie riche de la ville.Ils parlent du meurtre et Chauvin invente un conte imaginaire d’un crime depassion. Anne est intriguée par ses spéculations. Même si leur relation n’estpas sexuelle, il y a un désir brûlant qu’ils ont l’un pour l’autre.

Elle essaiede briser la répétition en visitant Chauvin, mais cela devient juste un autreévénement quotidien. Elle a soif pour la passion qu’elle essaie d’étancheravec le vin. Au début, elle boit du vin pour l’empêcher de trembler quand elleva au café pour rencontrer Chauvin. Elle tremble car elle n’a pas l’habitude deboire du vin pendant le jour avec un homme mystérieux. Le vin l’aide à sedétendre et la libère des contraintes. Elle boit de plus en plus de vin lors dechaque réunion avec lui. Près de la fin, Anne arrive au dîner en retard à causede son ivresse. Elle refuse de manger au dîner avec les autres riches, qui estvu comme signe d’impolitesse.

Anne brise un rituel communal dans lequel tout lemonde mangent le canard à l’orange. Elle n’a pas faim car elle a bu trop plusde vin. La consommation excessive d’alcool la fait vomir dans la chambre de sonenfant. C’est le point culminant car le fait de vomir signifie qu’elle refusesa vie, son mari et les normes de la haute société. Dès le moment du meurtre, Anne devient obsédée par lecrime. Les cris de la femme morte la changent, soudainement elle réalisequ’elle veut la passion dans sa vie.  QuandAnne et son fils sont à la scène du crime, elle ne peut pas arrêter de regarderl’homme qui a tué son amour.

  On voit sesyeux en regardant son compagnon, « Toute expression en avait disparu,excepté celle, foudroyée, indélébile, inversée du monde, de son désir »(19). On sait que c’est un crime de passion car l’homme la regarde avec ledésir même quand elle est morte. Il embrasse alors ses lèvres couvert du sang.

D’unemanière étrange, Anne devient jalouse de la femme morte pour avoir une tellepassion dans sa vie. Anne devient curieuse des circonstances qui ont précédé lecrime. Dans ses conversations avec Chauvin, ils essaient de découvrir lesdétails du meurtre. Cependant, bien qu’ils commencent par discuter du coupleprécédent, ils commencent à discuter de leur vie, surtout celle d’Anne. Lentement,ils deviennent  le couple précédent. Ilsrécréent la passion entre l’homme et la femme morte. Finalement, ilss’embrassent, mais c’est froid et sans émotion, simplement un acte pour quel’acte soit accompli.

« Leur lèvres restèrent l’une sur l’autre, posées,afin que ce fût fait et suivant le même rite mortuaire que leurs mains, uninstant avant, froides et tremblantes » (123). Ce baiser sert de récréer le baiser entre la femme morte et l’homme, une« rite mortuaire » qui présage la mort d’Anne. Ils sont assis ensilence et Anne s’inquiète des rumeurs tout après le baiser au lieu d’êtreheureuse. « Déjà des rues voisines une rumeur arrivait, feutrée, coupée depaisibles et gais appels » (124). Elle ne veut pas se préoccuper desrègles de la haute société, mais intérieurement, elle se soucie toujours de saréputation. On ne sait pas pourquoi mais elle dit plusieurs fois qu’elle apeur, c’est possible qu’elle ait peur de la mort.

Elle sait qu’elle va devenirla femme assassinée et Chauvin le meurtrier. À la fin du roman, Chauvin et Anneterminent leur relation avec les mots : « Je voudrais que vous soyezmorte, dit Chauvin. C’est fait, dit Anne Desbaresdes » (126). C’est lamort symbolique d’Anne ; ils ont recréé un crime de passion symbolique.Cependant, Anne est encore en vie et elle doit retourner à sa vie monotone. Anneessaye de remplir le manque de passion dans sa vie à travers plusieursintermédiaires mais finalement elle est incapable de remplir ce vide. Chauvin,le vin, et l’imitation de meurtre ont été des évasions temporaires d’une viemonotone, répétitive et ennuyeuse.

Elle représente la haute société, désirant del’amour, la passion, et l’évasion. Qu’importe à quel point elle essaie, elle sesoucie toujours de sa réputation et de son enfant, ce qui la ramène à uneexistence monotone. 

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